« J’ai envie de valoriser mon métier »
Depuis 2013, Delphine Lespré est inspectrice de l’environnement et coordinatrice de la cellule risques accidentels à la direction régionale et interdépartementale de l’environnement, de l’aménagement et des transports (DRIEAT) d’Île-de-France. En février dernier, elle a répondu à l’appel à volontariat pour la création d’un réseau d’ambassadrices et d’ambassadeurs : « J’ai envie de valoriser mon métier, de montrer qu’il est hyper intéressant et que tout le monde peut s’y plaire, d’autant plus qu’il existe pour les inspectrices et inspecteurs une organisation en compagnonnage qui permet de monter en compétences sans se retrouver lâchée seule sur les missions d’inspection. »
Sa motivation pour devenir ambassadrice s’appuie également sur une expérience professionnelle : « En revenant d’un congé parental, j’ai commencé à travailler avec cinq contractuels recrutés dans le service pendant mon absence. Je trouve que ces nouveaux collègues ont été bénéfiques en termes de méthode de travail et de savoir-être. Cette expérience m’a convaincue de l’intérêt de recruter des personnes avec d’autres expériences, d’autres profils, et cela m’a donné envie d’y contribuer à travers mon parcours et mon expérience professionnelle. »
« Je souhaite partager mon expérience et contribuer ainsi aux recrutements »
Diplômée en ingénierie de l’environnement de l’École nationale du génie de l'eau et de l'environnement de Strasbourg (Engees), Frédérique Avignon a rejoint l’administration centrale de nos ministères à La Défense en 2024. Elle y est chargée de mission « contrôle des pêches en Méditerranée, thon rouge et pêche de loisir » à la direction générale des affaires maritimes, de la pêche et de l'aquaculture (DGAMPA). Elle a voulu devenir ambassadrice pour « donner de la visibilité à nos ministères en parlant à des personnes qui ont envie de travailler pour le service public, mais ne savent pas comment s’y prendre. »
Son engagement repose aussi sur un constat, à la fois personnel et collectif : « À mes yeux, le meilleur employeur pour travailler en faveur de l’environnement, c’est l’État, car cela signifie contribuer à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques publiques, tout en interagissant avec les entreprises dont les activités peuvent avoir des conséquences environnementales. Je pense qu’il y a un travail pédagogique à faire sur ce sujet, en expliquant que nos ministères recrutent une diversité de profils pour de nombreuses missions en faveur de la transition écologique. C’est pourquoi je souhaite partager mon expérience et contribuer aux recrutements ».